You man, E.T.

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jeudi 4 mars 2010

La voiture électrique, c'est pour bientôt ?

Pour vous la voiture électrique, ça représente quoi ?

Il a la version années cinquante :

La version "voiturette de golf", très pratique pour parler business :

Et le roadster Tesla, beaucoup plus sexy :

Bref, vous voyez qu'on parle essentiellement de prototypes ou de produits de luxe (la Tesla Roadster ayant un prix avoisinant les 100 000 dollars). Et pourtant on avance ! Certains entrepreneurs se lancent dès aujourd'hui dans cette aventure.

C'est le cas d'Alef, un ancien collègue à moi basé en Hollande. Il a arrêté l'informatique il y a quelques mois pour se lancer dans la commercialisation de véhicules électriques au pays des tulipes (je parle des fleurs, bien entendu ;) ).

Son blog regorge d'informations intéressantes sur les véhicules électriques.

Voici quelques faits intéressants :

  • Une part importante du coût d'une voiture électrique est la batterie elle-même.
  • Les batteries ne sont pas inusables, et le renouvellement d'une batterie peut coûter très cher (40 000 Eur dans le cas de la Tesla, probablement au moins 10 000 Eur pour une voiture plus classique).
  • On ne sait pas encore avec précision quelle est la durée de vie d'une batterie (quelque part entre 5 et 15 ans). Des tests sont réalisés en ce moment, par le biais de sondes placées dans des véhicules "témoins".

En bref, les voitures électriques restent chères aujourd'hui mais cela pourrait changer rapidement. Dès qu'elles seront produites en masse, les prix vont baisser très fortement. Par ailleurs, une bonne crise pétrolière pourrait également changer la donne en faveur des véhicules électriques.

Le blog d'Alef est disponible ici

mardi 23 février 2010

8 objectifs à tenir d'ici 2015 : le temps presse !

Il y a un peu moins d'1 an de ça, je vous parlais des Objectifs du Millénaire pour le Développement, 8 actions que 191 gouvernements membres de l'ONU se sont engagés en 2000 à tenir d'ici 2015 :

  1. Réduire l'extrême pauvreté et la faim.
  2. Assurer l'éducation primaire pour tous.
  3. Promouvoir l'égalité et l'autonomisation des femmes.
  4. Réduire la mortalité infantile.
  5. Améliorer la santé maternelle.
  6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies.
  7. Assurer un environnement durable.
  8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Aujourd'hui, 8 réalisateurs se sont mobilisés autour du projet "8, le temps presse !" afin d'attirer l'attention sur les enjeux de ces objectifs et sur l'urgence de l'échéance qui approche. Ils ont pour cela chacun réalisé un court-métrage sur un des 8 thèmes, l'oeuvre globale formant le long métrage du projet "8, le temps presse !".

Planète-Urgence est partenaire de cette initiative, notamment sur le film de Gael Garcia Bernal qui traite du thème de l'éducation, domaine sur lequel PU agit avec son programme Kits Scolaires : pour 2 euros, vous financez la production locale (en Afrique) de kits scolaires pour les enfants des fmailles les plus démunies, leur permettant ainsi de pouvoir tout simplement aller à l'école et accéder à l'éducation.

Je vous encourage tous à regarder ces 8 courts métrages et à faire passer le message autour de vous pour sensibiliser le plus de monde possible ! Merci à vous :-)

Les liens importants :

mercredi 17 février 2010

carton ou conserves ?

Votre hyper-marché du coin a-t-il le sens de l'écologie ? On pourrait le croire quand on voit la façon dont les sacs plastique ont été éradiqués de nos supermarchés. Mais là c'était facile, le fait de passer à des sacs réutilisables a fait gagner des millions à nos grandes enseignes. Qu'en est-il quand le gain d'argent n'est pas évident ?

Je prends pour exemple les boîtes de conserve. Leur fabrication n'est pas des plus écologiques.

Si si, je vous assure. Avant l'étape "rouleau de papier toilette magique" ci-dessus, la conserve provient d'un mélange de charbon et de minerais de fer.

De toute évidence, l'emballage le plus écolo est bien sûr de ne pas utiliser d'emballage du tout. Mais nous vivons tous des vies trépidantes et on n'a pas forcément le temps de faire la cuisine tous les jours. Et puis les technologies évoluent. Il était temps, La boite de conserve en ferraille date de la fin du 18è siècle. On voit donc apparaître des emballages en carton dont les qualités de conservation sont les mêmes que nos bonnes vieilles boîtes en fer.

De plus, ces nouveaux emballages présentent pas mal d'avantages : - Ils sont plus légers - Ils ont une forme rectangulaire (les boîtes en acier étant cylindriques, on en met forcément moins sur une palette). Ca n'a l'air de rien, mais les coûts de transport sont souvent le nerf de la guerre pour les industriels. - Il n'y a plus de risque de se couper

La société Tetra Pak est le créateur de ce type d'emballage. Certaines marques, comme Bonduelle, ont déjà fait le choix de ce type d'emballage :

Il est intéressant de voir comment cela se passe au-delà de nos frontières. Par exemple, l'Allemagne a fait passer en 2003 une loi obligeant la consigne pour les emballages (cannettes et bouteilles en plastique). En Angleterre, une société peut être poursuivie en justice si elle ne recycle pas ses déchets en métal. On espère que ces mesures finiront par arriver en France. Vous avez peut-être entendu parlé de ces blagueurs de la RATP (*), qui dépensent des fortunes pour mettre en place des poubelles jaunes alors qu'au final les déchets atterrissent tous dans la même benne à ordures.

(*) "Régie Autonome des Transports Parisiens" ou "Rentre Avec Tes Pieds", selon les jours.

mardi 2 février 2010

Quand les tacos se mettent à l’hybride

On a tous dans la tête cette image de vieux taxis parisiens, de ces chauffeurs qui font la queue à la lisière des gares en mâchonnant un sandwich, la cigarette au bec (ou peut-être l’inverse). Et bien il semblerait que certaines choses ont changé ces derniers temps. Peut-être même que lesdites cigarettes font plus de fumée que les véhicules eux-mêmes. En effet, on voit de plus en plus de taxistes au volant de magnifiques Toyota Prius.

Pour rappel, la Prius est une voiture hybride électricité/essence, qui fonctionne en mode électrique à faible vitesse (idéal pour les embouteillages parisiens). En bref, ça fait du bien à vos poumons et à vos oreilles (l’électrique étant par défaut… silencieux). Depuis peu, le toit de la Prius intègre en option des capteurs solaires.

Revenons donc à nos taxis. Aujourd’hui, entre 2 et 10% des taxis parisiens sont des véhicules hybrides (principalement des Toyota Prius). D'une manière générale, ces véhicules sont très prisés des taxistes parce qu’ils consomment peu.

En plus, certaines grandes sociétés s'en servent pour mettre en valeur leur image de marque. La société de taxis G7, par exemple, compte déjà plus d’une centaine de Prius dans son réseau. Afin d’arriver à ce chiffre, G7 a mis en place sa propre subvention : 10 000 euros «d'avantages client» pour les chauffeurs qui achètent une Prius, sans compter les 750 euros du bonus écologique.

Certes, nous n’allons pas refaire le monde et le taxi reste un moyen de transport polluant. Mais il est agréable de voir que les choses évoluent dans le bon sens. Par ailleurs, les taxistes gardent généralement leur véhicule entre 18 mois et 3 ans. Ca veut dire que ces véhicules peu polluants auront une deuxième vie sur le marché de l’occasion.

Mon coup de cœur va à une société de transport de personnes du nom de Verture. Cette société parisienne a une flotte composée uniquement de de Toyota Prius (25 véhicules en tout). Par ailleurs, ils compensent leurs émissions polluantes à 100%. Si ça vous intéresse, c’est ici. Il existe également une autre société qui vient de démarrer dans le même domaine et s'appelle Ecocab.

Bon, et pour terminer en finesse : savez-vous pourquoi les taxis canadiens ont des problèmes pour se faire payer ?

jeudi 28 janvier 2010

Un toit, un avenir

Comme vous le savez si vous lisez mon blog, Planète Urgence est une association dont le but est d'aider les pays pauvres à se développer de manière autonome et durable. PU - comme on l'appelle entre nous ;-) - s'occupe donc principalement d'environnement et de développement dans la durée.

Cependant, avec ce qui s'est passé récemment en Haïti, notre directeur et son équipe ont décidé de faire une action particulière, comme cela avait été le cas pour le tsunami qui a frappé l'Asie du Sud, et cela même si PU n’est pas spécialiste des catastrophes et des secours d’urgence. Grâce à son réseau de professionnels de l’action de solidarité internationale, PU veut être présente auprès des populations d’Haïti pour commencer à bâtir avec elles un avenir durable.

C'est pourquoi en tant qu'ambassadeur de Planète Urgence, je me fais le relai de cette opération baptisée "Un toit, un avenir", dont les 2 volets sont :

  1. la réhabilitation de l'habitat (= aider à la reconstruction des maisons des sinistrés)
  2. le soutien économique par l'agrosylviculture paysanne afin que les familles puissent produire et distribuer des produits maraîchers et agricoles qui leur permettent de vivre de manière autosuffisante
Si le programme vous plaît, alors n'hésitez pas à faire un don pour nous aider à mener à bien cette opération !
Merci d'avance pour eux :-)

Liens :

mercredi 27 janvier 2010

Un nouveau rédacteur !

Lorsque j'ai ouvert mon blog en juillet 2006, je pensais pouvoir l'alimenter régulièrement en réflexions intéressantes et liens vers de l'information pertinente... mais le fait est que cela prend beaucoup de temps et qu'en 3 ans et demi, je n'ai publié "que" une soixantaine de billets, dont la plupart (47) traitent quand même d'environnement et de développement humain. Aussi, quand Michael m'a demandé si cela m'intéressait d'écrire des billets avec lui, j'ai trouvé l'idée excellente pour me motiver à nouveau et pour (re?)donner à ce blog le souffle qui lui manque :-)

Voilà donc, Michael, tu es le bienvenu !
On attend tous avec impatience ton 1er article ;-)

jeudi 17 septembre 2009

Coup de coeur: "Stand by me", de "Playing for change"

Si vous ne connaissez pas, je vous encourage chaudement à regarder et écouter cette vidéo :

Stand by me, version musique du monde !

Perso, j'adore Granpa Elliot, le papy black de la Nouvelle-Orléans. :)

Ce clip est réalisé par "Playing for change", un mouvement dont le but est de montrer à travers la musique qu'il existe bel et bien un lien entre tout être humain sur Terre. Si je traduis la partie de leur site où ils expliquent d'où est venue cette idée, cela pourrait donner :

"Playing for change" est un mouvement multimédia créé pour inspirer, connecter et apporter la paix dans le monde à travers la musique. Ce projet est partie d'une conviction commune que la musique a le pouvoir de briser les frontières et de réduire les distances entre les personnes. Peu importe nos origines géographiques, notre environnement politique, économique, spirituel ou idéologique, la musique a le pouvoir universel de nous transcender et de nous unir en une seule et unique race humaine. Et avec cette vérité fermement ancrée dans nos esprits, nous avons entrepris de faire partager à tous les musiques du monde entier.

Je viens d'écouter les différentes musiques qu'ils ont fait, et je crois que je vais courir à la FNAC pour acheter le DVD afin d'avoir aussi tous les clips ! Double effet : je me fais plaisir, et j'aide ce mouvement ! :)

mercredi 27 mai 2009

Un conte pour agir

"Il était une fois, un sage très érudit qui avait coutume d'écrire au bord de l'océan et de consacrer de longues heures de marche le long de la mer à de profondes réflexions et méditations.

Un jour qu'il marchait près de la mer, il vit au loin une forme humaine qui avait l'air de danser. En se rapprochant, il constata que la forme humaine ne dansait pas. Elle se penchait, ramassait quelque chose et courait le jeter dans l'océan.

A portée de voix, il interpella ce qui s'avérait être un jeune homme. Que faites vous ? Et le jeune homme de répondre : je remets des étoiles de mer dans l'océan. Comme elles ont manqué la marée descendante, elles mourront si je ne les remets pas à la mer.

Notre sage fit observer gentiment au jeune homme qu'il y avait des kilomètres de plage et que son action n'aurait aucune influence significative sur le destin de toutes ces étoiles de mer.

Après avoir écouté avec respect, le jeune homme se pencha de nouveau, saisit une étoile de mer et alla la lancer dans la mer. En revenant, il déclara à notre sage : pour celle que je viens de lancer cela change tout.

Le jeune homme avait fait un choix. Au lieu de rester observateur du monde, il avait choisi d'en être un acteur et de changer les choses.

Le lendemain, après avoir été tourmenté par les remarques du jeune homme, le sage se leva, retrouva le jeune homme et consacra le reste de la journée à remettre des étoiles de mer dans l'océan."

Nous devons nous aussi trouver nos étoiles de mer, et si nous les remettons à l'océan avec sagesse et habileté, le 21 ème siècle pourra être une époque fabuleuse.

Une vision sans action demeure un rêve
Une action sans vision équivaut à passer le temps
Une vision avec action peut changer le monde.

Conte et message de Loren EISELEY, philosophe et naturaliste en littérature.

Merci Laurence pour ton soutien.

samedi 16 mai 2009

Donner un prix à tout ce que la nature nous offre

Qui est-ce qui bosse à l’œil en faisant bzzz bzzz toute la journée et qui pourtant fait gagner à la collectivité la bagatelle de 150 milliards d’euros par an ? Réponse : les abeilles et, plus largement, les insectes pollinisateurs, sans qui fruits et légumes seraient bien en peine de se reproduire.

Dans cette info de la planète, "Pour mieux la préserver, l’Etat met la nature à prix", on apprend que c'est justement ce que veut montrer un rapport qui tente d'évaluer ce que couteraît à la France la perte de sa biodiversité.

Donner un prix à tout ce que la nature nous offre, c'est un des principes fondamentaux si on veut que les grandes entreprises et les états comprennent pourquoi il faut préserver notre environnement et comment on peut le faire dans un monde basé uniquement sur l'argent.

Beaucoup de grands "penseurs" et "acteurs" de la protection de l'environnement en sont persuadés, comme Jean-Marc Jancovici ou encore le génial James Martin. Une des raisons principales est qu'aucun des indicateurs dont se servent nos dirigeants ne prend en compte la valeur des ressources que nous prodigue mère nature. Pour eux, tout est gratuit. L'exemple le plus flagrant est le PNB qui est une simple somme de chiffre d'affaires : un pays peut avoir une belle croissance (sous entendu "du PNB") alors que ses réserves naturelles s'amenuisent...

Maintenant, il faudrait que ce rapport fasse écho au sein de notre pays, ce qui ne semble malheureusement pas avoir été le cas au ministère de l'écologie... Minable.

dimanche 5 avril 2009

Salon Planète Durable : le bilan

Ce soir, c'était la fin du salon Planète Durable, qui s'est tenu pendant 4 jours au Parc des Expos de Paris, porte de Versailles. J'y étais hier (samedi) toute la journée (ainsi que ce soir pour ranger) en tant qu'Ambassadeur Planète Urgence. :-)

La salon en soi ne m'a pas transcendé : il y avait beaucoup de stands où on pouvait vraiment se demander ce que les exposants faisaient là. Exemple : un stand de décoration d'intérieur, où je n'ai vu apparaître le mot environnement qu'une seule fois sur toutes leurs affiches (et encore, tout à la fin d'un kakemono...). L'impression de certains de mes amis qui sont venus : "ça fait très salon pour bobos parisiens..." C'est vrai qu'il y avait peut-être trop de stands de cosmétiques, de fringues et de choses qui poussent plus à la consommation qu'à la sobriété...
J'ai quand même croisé des stands vraiment sympas, comme celui de l'ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontière, dont les valeurs sont proches de celles de Planète Urgence, ou bien celui de l'entreprise Tree Nation qui plante des arbres au Niger, dont le créateur - Maxime Renaudin - est un jeune Français très sympathique et avec qui j'ai eu un bon feeling.

A part ça, j'ai adoré faire ce salon. Tout d'abord car cela m'a permis de recontrer d'autres ambassadeurs(drices) de PU, avec qui je partage forcément des valeurs importantes à mes yeux. Ensuite car nous avons eu vraiment beaucoup de passage sur le stand - et beaucoup de succès aussi je pense : quel plaisir de voir autant de personnes intéressées par l'environnement ! Je me suis vraiment senti dans mon élément. Je me suis aussi rendu compte à quel point Planète Urgence est une belle ONG, de part deux de ses spécifités : le congé solidaire, qui permet à tout citoyen de partir en mission et voir ce qu'on peut faire dans la Solidarité Internationale, et l'objectif développement humain + environnement, qu'il est rare de voir dans une ONG (en général, les ONG sont soit très orientées humanitaire, soit très orientées écologie).

Si vous voulez soutenir Planète Urgence, n'hésitez pas à faire un don ou bien à devenir membre ! :-)

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