La conférence de Nairobi s'est finie hier soir. Comme on pouvait se l'imaginer, rien de bien pragmatique n'est ressorti de cet évènement. Voici pour résumer les grands points :

  • la révision du protocole de Kyoto, qui était le but de Nairobi, a été repoussée à 2008. Pourquoi ? Car les pays indutrialisés (notamment européens) ont souhaité une étude plus approfondie sur la marche à suivre pour l'après Kyoto. Le problème, c'est que le temps presse... comme l'a d'ailleurs fortement souligné à nouveau Kofi Annan ("[le réchauffement climatique constitue aujourd'hui] une menace à la paix et à la sécurité comparable aux conflits, à la pauvreté et à la prolifération des armes").
  • la "bonne" nouvelle, c'est que tous les pays sont aujourd'hui d'accord sur le fait que le réchauffement climatique est bien dû à l'activité humaine et qu'il constitue une menace. Le problème là encore, c'est que même conscients de cela, certains pays ne sont pas prêts à faire des efforts tout de suite...
  • ... par exemple la Chine et l'Arabie Saoudite, qui refusent obstinément tout engagement afin de ne pas plomber leur développement (mais il y a aussi l'Inde, le Brésil, ...). Selon eux, c'est aux pays développés de commencer à faire des efforts. On en revient toujours à la même réflexion que j'entends souvent autour de moi : "Je commencerai à faire des efforts quand les autres le feront aussi ! Pourquoi sinon serais-je le seul à les faire !"
  • Les Etats-Unis sont restés aussi invisibles qu'à Kyoto...
L'Union Européenne salut les "solides progrès" de la conférence de Nairobi... C'est bizarre, mais je ne vois pas grand chose de solide là-dedans. Et vous ?