Le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) a été rendu public. Le GIEC regroupe les meilleurs experts mondiaux en climatologie, et ont travaillé sur les dernières technologies permettant d'affirmer que leurs conclusions sont fiables à 90%. Et leur 1ère conclusion est : il faut agir d'urgence !

Parmi ces conclusions, en voici quelques unes qu'aujourd'hui on peut considérer comme acquises et qu'il faut que tout le monde ait à l'esprit :

  • Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, et «fort probablement» lié à l'activité humaine. Il est en tous cas «fort peu probable» que ce réchauffement soit imputable à la seule variabilité naturelle du climat.
  • Les 11 années les plus chaudes ont toutes été enregistrées au cours des 12 dernières années. La seconde moitié du 20e siècle a été la période la plus chaude dans l'hémisphère nord depuis 1 300 ans au moins.
  • Dans l'hypothèse où aucune nouvelle mesure n'est prise pour limiter les émissions, les estimations les plus optimistes prévoient un nouvel accroissement de la température moyenne mondiale de 1,8 à 4 °C d'ici à 2100. Les plus pressimistes : + 6,4 °C.
  • Le rythme auquel le niveau de la mer s'élève a pratiquement doublé, passant de 18 centimètres par siècle pour la période 1961-2003 à 31 centimètres par siècle pour la période 1993-2003.
  • Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et des autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère progressent et ce phénomène s'accélère. Ces concentrations sont plus élevées aujourd'hui qu'elles ne l'ont jamais été au cours des 650 000 dernières années au moins.
  • Les résultats de recherches récentes indiquent que les plantes et les sols absorbent moins de CO2 à mesure que la planète se réchauffe. En d'autres termes, les poumons de notre planètes s'essoufflent.
  • Les événements météorologiques extrêmes se sont multipliés et les schémas climatiques régionaux évoluent. Il est maintenant certain que les canicules, la multiplication des tempêtes et le dérèglement des précipitations sont liés au changement climatique causé par les activités humaines.


Mais que peut-on faire, me direz-vous ? Eh bien, en fait, beaucoup de choses sont à faire :

  • Avant tout, garder l'espoir ! Le rapport indique qu'on peut encore changer le cours de choses.
  • Avoir un esprit critique par rapport à tous ses propres gestes quotidiens : la voiture, le gaspillage d'énergie (veille des appareils électroniques, lumières à éteindre, ...), économie d'eau, ... (cf. quelques uns de mes derniers billets sur ces gestes)
  • Changer ses vieilles habitudes par rapport à ces gestes là
  • Se tenir informé, et informer les autres à tout moment
  • Soutenir financièrement les associations de protection de l'environnement
  • Et surtout bientôt : voter pour un candidat qui se soucie vraiment de ce problème. A ce propos, un de mes amis a vu le "grand oral" des candidats soutenant le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot : à mon plus grand plaisir, il y en a un qui apparemment sort du lot (je vous laisse découvrir lequel).


Bref, pour reprendre les mots du GIEC : il faut agir d'urgence !

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