Qui est-ce qui bosse à l’œil en faisant bzzz bzzz toute la journée et qui pourtant fait gagner à la collectivité la bagatelle de 150 milliards d’euros par an ? Réponse : les abeilles et, plus largement, les insectes pollinisateurs, sans qui fruits et légumes seraient bien en peine de se reproduire.

Dans cette info de la planète, "Pour mieux la préserver, l’Etat met la nature à prix", on apprend que c'est justement ce que veut montrer un rapport qui tente d'évaluer ce que couteraît à la France la perte de sa biodiversité.

Donner un prix à tout ce que la nature nous offre, c'est un des principes fondamentaux si on veut que les grandes entreprises et les états comprennent pourquoi il faut préserver notre environnement et comment on peut le faire dans un monde basé uniquement sur l'argent.

Beaucoup de grands "penseurs" et "acteurs" de la protection de l'environnement en sont persuadés, comme Jean-Marc Jancovici ou encore le génial James Martin. Une des raisons principales est qu'aucun des indicateurs dont se servent nos dirigeants ne prend en compte la valeur des ressources que nous prodigue mère nature. Pour eux, tout est gratuit. L'exemple le plus flagrant est le PNB qui est une simple somme de chiffre d'affaires : un pays peut avoir une belle croissance (sous entendu "du PNB") alors que ses réserves naturelles s'amenuisent...

Maintenant, il faudrait que ce rapport fasse écho au sein de notre pays, ce qui ne semble malheureusement pas avoir été le cas au ministère de l'écologie... Minable.