C'est en tous cas ce qu'estime le climatologue James Hansen, une des pointures du domaine, très engagé dans le combat pour la protection de notre planète et directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA.
Selon lui, le seuil de danger est à 350 ppm (parties par million), et non à 550 ppm comme cela l'est généralement admis. Or cette limite a été atteinte en 1990, et nous sommes aujourd'hui à 385 ppm, avec +2 ppm par nouvelle année écoulée...
Il note cependant qu'il est possible de revenir à ce seuil de 350 ppm, aux conditions suivantes :
- suppression progressive des centrales à charbon et de l'utilisation de la houille d'ici 2020-2030
- repenser nos pratiques agricoles et forestières pour arriver à séquestrer le carbone. Je pense qu'ici, il est clairement question d'arrêter la déforestation massive telle que des régions comme l'Amazonie ou l'Asie du Sud la connaissent.
Cette nouvelle étude vient une fois de plus jeter une controverse sur le sujet très difficile des prévisions climatiques. De toute manière, que ces résultats soient plutôt vrais ou bien plutôt éloignés de la réalité, on ne peut plus fermer les yeux sur les conséquences de notre mode vie consumériste. Il faut commencer à agir dès aujourd'hui sur tous les fronts : au niveau individuel, au niveau des entreprises, au niveau des collectivités, au niveau des gouvernements, au niveau mondial. Qui aujourd'hui pourrait encore dire que ce qu'il se passe n'est pas sans grand danger pour notre avenir très proche ?
Source : Le Monde
Si la
langue de Shakespeare vous fait défaut, vous pouvez toujours lire
Vous
l'aurez compris : en bleu, c'est l'évolution des températures telle qu'elle
aurait dû être de manière naturelle ; en rouge, c'est celle dû à l'activité
humaine, avec le trait noir qui correspond aux valeurs effectivement
observées...





