You man, E.T.

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dimanche 15 mars 2009

La pollution, les plantes et moi

Non, je ne suis pas fleur bleue... mais plutôt plante verte ! (au moins pour ce billet ;-) )

Doit-on encore rappeler que l'air que l'on respire chez soi peut être plus nocif que celui de l'extérieur ? Benzène des peintures et détergents, Ammoniac dans les produits de nettoyage, Formaldéhydes libérés par les meubles en aggloméré, Xylène présent dans la laque des parquets,... je continue ? Tout autant de produits vraiment nocifs pour la santé, certains étant clairement reconnus comme cancérigènes.

Ne paniquez pas, des précautions simples aident à conserver un environnement correct ("sain" serait trop prétentieux...) au sein de sa maison ou de son appartement, le premier étant bien évidemment d'aérer quotidiennement (question de bon sens, me direz-vous :-) ). Un autre geste est de se mettre... au jardinage !
Récemment, un article du très bon site notre-planète.info a présenté différentes plantes qui aident à éliminer les polluants qui se tappent l'inscrust' chez vous. Afin de ne pas plagier, je cite directement l'auteur :

- Lierre (facile d'entretien, nécessite peu de lumière) : contre le benzène
- Dracaena (peu d'arrosage) selon les sortes (il en existe beaucoup) : contre le benzène, le formaldéhyde (formol), et le trichloréthylène
- Palmier nain (faible luminosité, aime l'humidité) : contre le xylène, l'ammoniac et le formol
- Chrysanthème (économique, lumière et arrosage abondant) : contre le benzène, l'ammoniac et le formol
- Plante araignée (lumière abondante) : contre le formol, monoxyde de carbone, le toluène et le benzène
- Ficus (très peu d'entretien) : contre le formol
- Philodendron (lumière vive mais tamisée, arrosage modéré) : contre le PCP et le formol
- Aloe vera : contre le formol
- Azalée : contre l'ammoniac
- Areca : contre le formol et le xylène

J'ajouterais ma touche personnelle à cet article déjà très bon : en plus d'aider à ne plus respirer des particules mauvaises pour sa santé, prendre soin de plantes permet de se sentir plus proche de la nature et de se rendre compte à quelle point elle peut être si puissante et fragile à la fois.

samedi 17 novembre 2007

4ème rapport du GIEC : il serait "irresponsable et criminel" de ne pas agir

Le GIEC, Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'Evolution du Climat, récemment élu Prix Nobel 2007 en duo avec Al Gore, présente aujourd'hui au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, une synthèse de 25 pages de son 4ème rapport (de 2500 pages). Les points à retenir :

  1. "Le changement climatique anthropique (d'origine humaine) et ses conséquences pourraient être soudains ou irréversibles"
    • Les experts américains n'approuvent pas le terme "irréversible" : même si c'est vrai que ce n'est peut-être pas irréversible à l'échelle géologique, ça pourrait le devenir à l'échelle humaine...
    • Les européens ont insisté pour ce terme reste dans le résumé du rapport car ils considèrent qu'effectivement, cela traduit la réalité.
  2. "Tous les pays" seront impactés par ce changement
    • Le problème est global, par national. Pas besoin d'avoir fait Polytechnique ou l'ENA pour comprendre ça ! Et pourtant là encore, les experts américains se sont opposés à cette formulation... en vain, car elle est dans le résumé. Encore heureux ! ;-)
    • Même si dans un premier temps, ce sont les pays les plus pauvres qui vont en souffrir, cela nous arrivera tôt ou tard dans la face.
    • On ne peut pas raisonner en terme national, le réchauffement n'a pas de frontière ! Il faut "une volonté politique pour une action multilatérale"
  3. Selon les différents scénarios du GIEC, l'augmentation de la température mondiale sera comprise entre de +1,1°C et +6,4°C par rapport à 1980-1999 d'ici à 2100
    • La valeur la plus sûre est comprise entre +1,8 et +4°C... ce qui est déjà énorme pour les écosystèmes en place.

Selon Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention de l'Onu sur le climat (UNFCCC), il serait "irresponsable et criminel" de ne pas reconnaitre l'urgence du problème et la nécessité de mesures pour l'enrayer.

Alarmant, non ? Alors que pouvons-nous faire pour préserver ce que la Terre a mis 4,5 millions d'années à créer et que nous aurons détruit probablement à 40-50% d'ici la fin du XXIème siècle ?
  • Tous les petits gestes quotidiens sont importants. Des gouttes multipliées par des millions donnent des océans.
  • Consommer de manière plus responsable : ai-je besoin de m'acheter ça ? d'où est-ce que ça vient ? quel impact de mon voyage sur l'environnement ?
  • En parler autour de soi, au travail comme à la famille ou les amis pour sensibiliser toujours plus, et ainsi que la base influence les politiques qui sont les seuls à pouvoir décider d'actions à grande échelle
  • Et surtout ne pas baisser les bras ni perdre espoir ! :-) Sinon personne ne bougera le petit doigt...

jeudi 24 mai 2007

Les émissions de GES augmentent bien plus vite que prévu

Un nouveau rapport ("CO2 emissions increasing faster than expected") vient de montrer que les émissions en gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère sont toujours de plus en plus importantes. Leur croissance moyenne est passée de 1,1% par an dans les années 90 à 3% depuis 2000. Pour se donner une idée, environs 8 millions de tonnes de CO2 ont été rejeté en 2005 contre "seulement" 6 millions il y a 10 ans...

Ce qui est inquiétant, c'est "l'absence d'impact des mesures globales prises dans le cadre du Protocole de Kyoto". En continuant sur ce rythme, on se place dans les pires prévisions que le GIEC a mis en avant dans son dernier rapport, à savoir pour la fin du siècle :

  • une hausse des températures de 6,4°C
  • une augmentation du niveau des océans de 60 cm
  • une concentration en CO2 de 1 550 ppm (c'est environs 5 fois plus que le maximum que la Terre ait connu dans les 400.000 dernières années...)

Alors ne tardons plus à devenir éco-citoyens, cela passe par des gestes quotidiens, mais aussi par un changement radical des mentalités. Comme beaucoup d'autres sites, "notre-planete.info" propose une page qui recense les choses utiles à savoir : Devenir éco-citoyen. A lire absolument !

Source : notre-planete.info

mercredi 4 avril 2007

Tourisme et écologie : que choisir ?

Ces dernières années, j'ai pas mal voyagé dans différents pays plus ou moins éloignés. Eh oui, comme beaucoup de personnes, j'adore voyager pour découvrir d'autres cultures et d'autres paysages, pour m'ouvrir sur le monde, ... et aussi pour faire un break avec la vie de fou qu'on mène ici.

Mais avec ma prise de conscience environnementale, j'ai commencé il y a quelque temps à mal vivre cette passion : comment concilier écologie et tourisme ? Quelques chiffres pour expliquer cela :

  • pour mon voyage aux Etats-Unis, mon vol A/R vers la Floride a généré autant de dioxyde de carbone qu'une voiture en un an.
  • pour mon A/R Paris-Stockholm sur un week-end, j'ai généré environs 600 kg de CO2, soit 12 fois plus que le train.
  • pour un séjour de 18 jours en Namibie, j'ai parcouru plus de 4000 km en 4x4, soit l'équivalent d'une année moyenne de voiture classique ici
  • ...

Bref, on se rend vite compte que même si sur Paris, je n'ai pas de voiture et que donc je prends les transports en commun, je pollue bien plus que celui qui ne pars pas si loin en vacances... :( C'est une des raisons pour lesquelles j'ai décidé il y a maintenant 2 ans de ne plus faire de week-end en Europe en profitant des compagnies low-cost : ces prix très bas font oublier à chacun la responsabilité que l'on a de polluer autant pour si peu. Maintenant, j'encourage mes amis à voyager avec moi en prenant le train ou bien la voiture à plusieurs quand ce n'est pas possible. Cependant, dès que je veux faire un grand voyage, mes tripes se serrent rien qu'à l'idée de ce que je vais consommer en énergie et polluer...

Le billet suivant parle de cette question du tourisme et de l'écologie : "Quel avenir pour le tourisme lointain ? L'écologie, un frein au développement du tourisme ?". On y apprend notamment que la Commission Européenne a présenté le 20 décembre 2006 une nouvelle directive pour lutter contre le réchauffement climatique, qui devrait permettre d'inclure les transports aériens dans le marché international des émissions, donc de payer (comme les entreprises normales) quand elles dépasseront leur quota de rejet de CO2. J'espère sincèrement que cette directive passera, afin de freiner l'explosion du tourisme par une montée des prix des billets d'avion. C'est dur à dire, mais je pense que c'est aujourd'hui la seule solution pour faire quelque chose contre les émissions en altitude de dioxyde de carbone et autres polluants qui ont un impact sur le réchauffement climatique bien plus important que les émissions au sol.

mardi 6 février 2007

4ème rapport du GIEC : "Il faut agir d'urgence"

Le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) a été rendu public. Le GIEC regroupe les meilleurs experts mondiaux en climatologie, et ont travaillé sur les dernières technologies permettant d'affirmer que leurs conclusions sont fiables à 90%. Et leur 1ère conclusion est : il faut agir d'urgence !

Parmi ces conclusions, en voici quelques unes qu'aujourd'hui on peut considérer comme acquises et qu'il faut que tout le monde ait à l'esprit :

  • Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, et «fort probablement» lié à l'activité humaine. Il est en tous cas «fort peu probable» que ce réchauffement soit imputable à la seule variabilité naturelle du climat.
  • Les 11 années les plus chaudes ont toutes été enregistrées au cours des 12 dernières années. La seconde moitié du 20e siècle a été la période la plus chaude dans l'hémisphère nord depuis 1 300 ans au moins.
  • Dans l'hypothèse où aucune nouvelle mesure n'est prise pour limiter les émissions, les estimations les plus optimistes prévoient un nouvel accroissement de la température moyenne mondiale de 1,8 à 4 °C d'ici à 2100. Les plus pressimistes : + 6,4 °C.
  • Le rythme auquel le niveau de la mer s'élève a pratiquement doublé, passant de 18 centimètres par siècle pour la période 1961-2003 à 31 centimètres par siècle pour la période 1993-2003.
  • Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et des autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère progressent et ce phénomène s'accélère. Ces concentrations sont plus élevées aujourd'hui qu'elles ne l'ont jamais été au cours des 650 000 dernières années au moins.
  • Les résultats de recherches récentes indiquent que les plantes et les sols absorbent moins de CO2 à mesure que la planète se réchauffe. En d'autres termes, les poumons de notre planètes s'essoufflent.
  • Les événements météorologiques extrêmes se sont multipliés et les schémas climatiques régionaux évoluent. Il est maintenant certain que les canicules, la multiplication des tempêtes et le dérèglement des précipitations sont liés au changement climatique causé par les activités humaines.


Mais que peut-on faire, me direz-vous ? Eh bien, en fait, beaucoup de choses sont à faire :

  • Avant tout, garder l'espoir ! Le rapport indique qu'on peut encore changer le cours de choses.
  • Avoir un esprit critique par rapport à tous ses propres gestes quotidiens : la voiture, le gaspillage d'énergie (veille des appareils électroniques, lumières à éteindre, ...), économie d'eau, ... (cf. quelques uns de mes derniers billets sur ces gestes)
  • Changer ses vieilles habitudes par rapport à ces gestes là
  • Se tenir informé, et informer les autres à tout moment
  • Soutenir financièrement les associations de protection de l'environnement
  • Et surtout bientôt : voter pour un candidat qui se soucie vraiment de ce problème. A ce propos, un de mes amis a vu le "grand oral" des candidats soutenant le Pacte Ecologique de Nicolas Hulot : à mon plus grand plaisir, il y en a un qui apparemment sort du lot (je vous laisse découvrir lequel).


Bref, pour reprendre les mots du GIEC : il faut agir d'urgence !

Quelques articles :

samedi 27 janvier 2007

Eau en bouteille ou eau du robinet ?

"Avec 150 litres par an et par personne, les Français sont devenus les deuxièmes plus gros buveurs d'eau en bouteille au monde, juste après les Italiens." C'est ce que révèle un article du Monde.

Mais qu'est-ce que les Français reprochent à l'eau du robinet ? Principalement, c'est le goût. Certains en sont même à acheter de l'eau aromatisée... Mais alors comment donc font les autres dans le monde ? On est vraiment trop attaché à notre petit confort...

Pour information, l'eau du robinet :

  • est très contrôlée en ce qui concerne la concentration des éléments dangereux pour la santé.
  • provient souvent des mêmes nappes phréatiques ques les eaux dites "de source", comme Ondine ou Cristalline, donc possède les mêmes caractéristiques en terme de qualité.
  • coûte 100 fois moins qu'une eau minérale, et pourtant est plus écologique et moins polluante (pas besoin de transport en camion, pas de pastique utilisé, et donc pas de bouteilles jetées impunément dans la nature).

Et de manière générale, l'eau est un élement précieux à notre vie, alors veillez à en faire une consommation raisonnée, qu'elle soit en bouteille ou du robinet, que ce soit pour boire ou pour se laver ! :-)

jeudi 2 novembre 2006

Nicholas Stern ou "comment un économiste peut venir en aide à notre planète"...

On m'aurait dit ça il y a quelques semaines seulement de cela, j'aurais eu du mal à le croire... Et pourtant, C'est bien de Nicholas Stern, un économiste - apparemment même de réputation mondiale (?...), que vient un nouveau cri d'alarme qui pourrait se transformer in fine en action concrète pour l'environnement...

Il y a quelques jours de cela, ce brillant économiste en chef du gouvernement britannique (je ne peux que l'encenser ;-) ), a rendu un rapport indiquant que le réchauffement climatique pourrait coûter à l'économie mondiale 5,5 trillions d'euros (5 500 milliards d'euros !!), soit une crise comparable à celle qui a suivi le krach boursier de 1929. Il engage ainsi tous les acteurs économiques, à l'échelle mondiale, à faire quelque chose pour éviter que l'on se prenne ce mur en pleine face très prochainement. Il va d'ailleurs commencer sa tournée aux Etats-Unis, appuyé par Al Gore.

Décidément, ça bouge beaucoup au niveau des politiques en ce moment, et ce n'est pas moi qui irait m'en plaindre !! :-)

En tous cas, même si ça bouge en haut, ne nous reposons pas sur ces politiques et n'oubliez pas que chacun d'entre nous peut faire bien plus qu'il ne pense pour l'environnement : 1 + 1 + 1 + ... = des millions !! 8-)

vendredi 27 octobre 2006

An inconvenient truth...

J'ai été voir ce film d'Al Gore, "Une vérité qui dérange", il y a quelques semaines de ça maintenant. Je tenais vraiment à écrire quelques mots pour faire la promotion de ce film qui passe malheureusement dans trop peu de cinémas...

Pour les "branchés" de l'environnement qui sont comme moi, vous n'apprendrez pas grand chose. Quasiment tout ce que présente Al Gore, nous le savons car nous avons lu des tonnes d'articles, de bouquin, de revues scientifiques à partir desquels ou dans lesquels on trouve toutes ces informations. Pourtant, ça vaut le coup d'aller voir le film car ça donne du beaume au coeur de voir de des "grands" se bougent : il n'y a que par eux que de grandes choses peuvent arriver ! Sans volonté politique, on ne peut rien faire ! Et ce film est rassurant pour ça, car on se dit que ça va peut-être faire bouger les choses... (quoi que, quand on voit que nos députés ne se sont même pas déplacés pour voir la projection du film à l'assemblée nationale, on se dit qu'il y a encore du boulot...)

Pour les autres (99,999999% de la population ;) ), ce film présente tout ce que vous devriez savoir et qui vous a été caché depuis trop longtemps sur l'environnement, le tout de manière simple, pédagogique et même humoristique (ahh, ces Américains, ils sont forts pour ça !). Ca vous prendra 2 heures de votre vie, mais 2 heures tellement utiles pour notre avenir et celui de nos enfants ! Le dernier rapport "Planète Vivante" 2006 du WWF annonce qu'en 2050, on consommera 2 fois plus que ce que la Terre ne peut fournir... qu'en sera-t-il alors de la pollution ?!? Il faut changer, et vite. Ce film, c'est une pillule qui va aider à changer... et il faut la prendre ! Sans modération même ;)

Je n'ai qu'une chose à dire : quelque soit la motivation de l'ancien vice-président de Clinton (ça, c'est pour ceux qui le targue d'électoralisme), moi je dis "Merci Monsieur Al Gore !". :-)